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Comptabilité en partie double

S'il n'est pas nécessaire de connaître les principes de la comptabilité en partie double pour saisir des écritures comptables dans Gestan et qu'elles soient comptabilisées correctement, le principe en est exposé ci-dessous, à l'intention de ceux qui souhaitent en comprendre le fonctionnement détaillé.

Luca Pacioli avec son élève Guidobaldo Ier de Montefeltro (1495), tableau attribué à Jacopo de Barbari, musée Capodimonte de Naples.La comptabilité en partie double est le principe de base du système comptable utilisé par la plupart des entreprises et organisations.

La paternité du concept revient à Luca Pacioli, ou Luca di Borgo, moine Franciscain et mathématicien brillant, qui vivait en Toscane, qui publie en 1494 le premier ouvrage qui en détaille les principes.

Elle est fondée sur l'idée selon laquelle tout événement économique peut se traduire par deux flux de sens opposé, dans deux comptes : l'un de flux réel, l'autre de flux financier.

Un compte est représenté sous la forme d'un tableau à deux colonnes où sont inscrits les mouvements : conventionnellement, on inscrit à gauche les débits (du latin “debet” : “il doit”) et à droite les crédits (du latin “credet” : “il croira”). Les comptes de charges et d'actif augmentent à gauche, au débit ; les comptes de produits et de passif augmentent à droite, au crédit.

Dans Gestan, il suffira à l'utilisateur d'enregistrer les événements économiques : le logiciel enregistre de lui même les opérations dans le bon sens.

Lors d'une vente, le document de référence est la facture. Elle se traduit par deux mouvements au moins (en dehors de la TVA) :

  • l'un sur le compte de vente de biens, services ou marchandises ;
  • la contrepartie sur un compte client.

Lors du règlement d'une facture, le document de référence est celui qui atteste du règlement : un chèque, un virement, une pièce de caisse, etc.. Les deux mouvements se font dans :

  • le compte client ;
  • la contrepartie sur le compte de trésorerie (banque ou caisse).

En savoir plus...

Rien de mieux que quelques exemples pratiques pour comprendre, ou tenter de comprendre…

Dans le régime de la TVA sur les débits, la TVA est exigible au moment de la facturation.

Admettons que vous émettez une facture comprenant 100 HT de main d'œuvre, et 200 HT de carottes, avec un taux de TVA à 20%, que votre client vous a réglée.

Pour la facture, nous comptabiliserons :

  • les montants HT de la vente au crédit du compte de vente (car la somme facturée va venir augmenter votre crédit)
  • le montant total de la TVA au crédit du compte de TVA collectée (car l'état est immédiatement créditeur)
  • le montant total TTC au débit du compte client (car le client est votre débiteur)

Et pour le règlement, nous comptabiliserons :

  • le montant total TTC au débit du compte de la banque sur laquelle la somme sera encaissée
  • le montant total TTC au crédit du compte client (car votre client a augmenté son crédit auprès de vous)

Cette opération va être représentée de la manière suivante :

A l'issue du règlement, le compte client est donc équilibré :

Le comptabilisation est effectuée par le journal comptable, qui la présente ainsi :

Dans le régime de la TVA à l'encaissement, la TVA est exigible au moment de l'encaissement de la facture. Nous allons donc avoir besoin d'un compte supplémentaire, le compte d'attente de TVA.

Pour la même facture, la TVA ne va plus dans le compte de TVA collectée, puisqu'elle n'est pas exigible au moment de l'émission de la facture, mais par le compte de TVA en attente.

Et au moment du règlement, la partie de TVA d'une part solde le compte de TVA en attente alimenté par l'émission de la facture, et s'inscrit au crédit du compte de TVA collectée.

Le journal comptable en rendrait compte de la manière suivante :


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  • Dernière modification : 2025/07/19 12:03
  • de eneuville